




Départ

Grotte d’Agio Galas
La grotte d’Agio Galas est l’un des sites archéologiques naturels les plus importants de l’île de Chios.
Située à l’extrémité nord-ouest de l’île, à environ 65 kilomètres de la ville principale de Chios, elle se compose d’un complexe de trois grottes superposées s’étendant sur un couloir d'environ 220 mètres.
La grotte inférieure et le site néolithique: Un escalier mène au réseau inférieur, un long couloir sinueux de 220 mètres aménagé et éclairé. En cheminant au milieu des draperies de stalactites, on traverse les zones de fouilles. Les archéologues y ont prouvé un habitat permanent datant du Néolithique moyen (5500 av. J.-C.). Les hommes de l'époque utilisaient les salles planes pour vivre et stocker leurs récoltes, y laissant des poteries sombres, des outils en os et des figurines aujourd'hui exposés au musée de l'île.
L'église troglodyte: l'église byzantine Panagia Agiogalousena (XIIIe siècle) est construite directement contre la roche, qui lui sert de mur nord. Le parcours débute sur une terrasse à flanc de falaise. À l'intérieur, l'iconostase en bois sculpté de 1721 capte toute l'attention : ses motifs uniques mélangent art chrétien et figures profanes (sirènes, dragons, centaures). Quelques fragments de fresques d'origine y sont encore visibles malgré l'humidité
La légende du « Lait Sacré »: En passant sous la roche, on accède à une première cavité sombre qui abrite la minuscule chapelle d'Agia Anna, autrefois occupée par des moines ermites. C'est ici que se trouve la stalactite de la légende qui laisse perler une eau fortement chargée en carbonate de calcium. Cette eau blanchâtre opaque, semblable à du lait, s'accumule dans de petites vasques naturelles et a donné son nom au site (Agio Galas). Selon la légende, une princesse byzantine bannie dans cette région par son père y aurait guéri de la lèpre grâce à cette eau aux vertus curatives.

























