Saint Pierre, surnommée «le petit Paris», a été rayée de la carte en 90 secondes lors de l’éruption volcanique de la montagne Pelée le 8 mai 1902. Dans la ville, 30 000 personnes périrent, 2 survécurent. Le seul que retiendra l’histoire est le prisonnier Cyparis, protégé par son cachot.
C’est à Saint-Pierre que commença l’histoire coloniale de la Martinique, lorsque Pierre Belain d’Estanbuc, accompagné d’une centaine de colons, jeta l’ancre en septembre 1635. La cité de Saint Pierre se développa rapidement, et en 1660, elle comptait déjà plus de 5 000 habitants. Au cours du XVIIIe siècle, de nombreux navires y font escale et elle devint rapidement la capitale commerciale.
S’enrichissant, Saint-Pierre se dote d’une cathédrale, du plus grand théâtre des Antilles, de l’eau courante, d’un jardin botanique, de l’électricité et même, à la fin du XIXe siècle, d'un tramway ! C’est aussi la cité des plaisirs connue pour être la plus immorale des Caraïbes… mais aussi l’une des plus belles et des plus cultivées. Après l’éruption de 1902, Fort de France devint la capitale commerciale et le site de Saint Pierre-resta inhabité plus de 20 ans.
Saint-Pierre a eu beaucoup de mal à se relever de ses cendres. En 1990, ce village de 5 000 habitants fut labellisé 101ème "Ville d’Art et d’Histoire". Un pèlerinage à Saint Pierre vous permettra de découvrir les quelques vestiges de la grande époque de la ville : l’ancien théâtre, les ruines du Fort ou le cachot de Cyparis etc.
Le musée volcanologique mérite aussi une visite. Il rassemble toutes sortes d’objets transformés par la chaleur des nuées ardentes, et montre plusieurs images de la destruction de la ville. Saint Pierre est aussi un site merveilleux, faisant face à une magnifique baie et s’appuyant sur les contreforts de la Montagne Pelée.
SAINT-PIERRE
Madinina "Île au Fleurs" 2024

