Vous y verrez notamment l'ancienne cloche (le bourdon) de la cathédrale, éventrée par l'explosion et déformée par la chaleur. Trônant au centre de l'unique pièce de ce petit musée, cette cloche du XVIIIème siècle fut envoyée au Vatican pour témoigner de la violence de l'éruption.
Autour, dans des vitrines sont exposés des fragments de statues provenant de la cathédrale et de l'église du Mouillage, ainsi que des outils de la vie quotidienne sauvés des ruines des maisons ou des épaves de bateaux au mouillage. Des assiettes en porcelaine dont certaines amalgamées entre-elles par la chaleur des nuées ardentes ayant suivi l'explosion du cratère de la Montagne Pelée, des bouteilles de verre et des instruments de musique en partie fondus, des amas de clous, des ciseaux, des fers à repasser et même quelques restes d'aliments complètement carbonisés.
Des navires coulés dans la rade de Saint-Pierre, de nombreux objets ont été remonté à la surface par des équipes de plongeurs passionnés tel Michel Métery qui identifia par 85 mètres de fond en 1983 l'épave du Tamaya, un grand trois-mâts appartenant à un armement nantais, dont on peut aujourd'hui contempler la cloche de quart en bronze, un hublot et une lanterne de pont.
Sur les murs des photos et des documents iconographiques permettent de découvrir la ville de Saint-Pierre avant qu'elle ne soit détruite par l'éruption de 1902. D'autres montrent l'ancienne capitale de la Martinique complètement rasée et ses murs soufflés par les nuées ardentes.
Situé en haut de la rue Victor Hugo à l'emplacement de l'ancienne batterie d'Esnotz, un ancien poste défensif armé de canons pointés sur la rade, le Musée jouxte une terrasse offrant une très jolie vue sur la ville et la mer des Caraïbes.
MUSÉE FRANK PERRET
Madinina "Île au Fleurs" 2024

